«Ce sont des conditions inhumaines» : dans la ville syrienne de Manbij, privée d’électricité, les attentats se multiplient
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REPORTAGE - Non loin de cette ville, les combats se poursuivent entre des factions proturques nouvellement intégrées à l’armée nationale syrienne, et des combattants kurdes.
Au milieu du ballet de voitures qui anime le carrefour du centre de Manbij, Ahmad al-Hamoud s’affaire, aux côtés de son équipe, autour d’un pylône électrique. « Karaba, karaba » (« électricité »), lui lance depuis son pick-up recouvert de poussière un habitant bloqué dans les bouchons. « Insh’Allah », lui rétorque le trentenaire, bénévole de l’association Back to life (« retour à la vie »), en levant la tête vers les câbles électriques qui courent au-dessus de lui. Il soupire.
C’est que depuis deux mois et demi, la ville du nord-ouest de la Syrie, reprise aux mains de la coalition à dominance kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) par les rebelles de l’Armée nationale syrienne (ANS) le 9 décembre dernier, est privée d’électricité. Les zones sous contrôle du gouvernement de transition peuvent, elles, se targuer de quatre heures d’électricité par jour, réparties autour du cadran. Ici, tout approvisionnement a été coupé, et le black-out n’est évité que par les générateurs…
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